Bon, j’ai un peu « peur » de la manière dont va pouvoir être reçu ce genre d’article, mais tant pis. Je m’étais toujours dis, quand je pensais à ouvrir un blog, que je ne voulais pas m’autocensurer, et que fuck les rageux, donc allons-y. En plus, c’est pas comme si j’avais un huge lectorat (tu verras, je suis tout à fait bilingue et surtout très franglaise).

Je te retrouve donc ce soir pour parler… *roulements de tambours* PATRIARCAT ! Et oui, là tout de suite, t’es déçu, tu te dis que t’es encore tombé sur le blog d’une féministe insupportable qui cris partout et tout le temps qu’on l’a respecte pas et qu’on ne l’a laisse pas vivre. Alors : non, je suis pas insupportable. Je suis hyper sympa.

Ceux qui me connaissent bien ne seront pas étonnés de voir un article de ce type sur mon blog, parce que c’est devenu un peu mon crédo (si on peut dire ça comme ça) de m’indigner de ce que je vis dans la rue chaque jours depuis quelques années. Donc, pour moi, c’était un peu inconcevable de ne pas écrire là dessus. Je vais essayer de ne pas le faire trop souvent, pour pas être trop redondante et pour varier un peu mes articles aussi quand même, mais crois moi, c’est pas l’envie qui va m’en manquer, parce que j’ai TELLEMENT à dire là dessus. Mais bon, passons.

En fait si j’écris ceci ce soir (oh la jolie allitération), c’est justement parce que je viens de vivre un magnifique exemple de ce qui me rends hystérique, il y’a à peine 20 minutes. Donc, pour te situer, je rentrais paisiblement chez moi, l’âme en joie et le coeur léger. Il faut savoir que je suis pas ultra aware (je t’avais dis que j’étais bilingue) sur ce qui se passe autours de moi quand je marche dans la rue, parce que j’écoute souvent de la musique très fort et que je regarde pas toujours devant moi (oui, je sais, c’est mal, un jour je me ferais écraser par une voiture). BREF. J’ai donc malencontreusement bousculé un Monsieur d’une cinquantaine d’années qui tapait son digicode pour rentrer dans son immeuble. Alors, déjà, selon ma version des faits, j’ai pas du lui faire bien mal hein. Mais bon. C’est autre chose. Dans ma lancée, je m’arrête pas, mais je me retourne, et je lui demande pardon. Et là. ET LÀ. Le gars plutôt que de me dire « C’est pas grave » ou même de me rien dire, lève la tête et me lâche un « Pardon nan connasse?« 

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WAIT WHAT ? 

J’ai aucune envie de me lancer dans une thèse sur le féminisme et le harcèlement de rue et toussa et toussa. Si ça vous intéresse, il existe des tas et des tas de sites très bien faits. Je vous invite à utiliser votre moteur de recherche, qui répondra à toutes vos interrogations.

Mais j’ai juste envie de dire : pourquoi vous vous permettez ça avec les meufs ? Parce que en fait, on va se dire les choses clairement hein. J’aurai été un gros costaud baraqué ça m’étonnerais vraiment BEAUCOUP BEAUCOUP que notre protagoniste lui ait dit « Pardon nan connard? ». Je dis pas que ça arriverait pas hein, mais y’a quand même peu de chance. Sauf que toi, t’es là, tu fais 1m60 et 55kg, tu ne fais peur à ABSOLUMENT PERSONNE parce qu’en plus d’être un modèle réduit, tu as une tronche à passer le brevet, et du coup, on se permet de t’insulter SANS VERGOGNE.

Ca faisait longtemps que j’avais pas autant eu envie d’emplafonner quelqu’un contre un mur (ce mot existe-t-il vraiment?). En 2 secondes, ce mec m’a juste fait me sentir comme une merde. Je vais pas pleurer hein. Et ça va pas non plus m’empêcher de dormir. Mais dans ce genre de situations, t’as qu’une impression : ne pas exister.

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Je vais m’arrêter là dans mon récit. J’ai absolument pas de « morale de l’histoire ». Juste, je suis fatiguée qu’on se permette ce genre de chose avec nous sous prétexte qu’on ne fait pas peur à ces personnes. J’ai rien apporter au débat, mais j’ai écris ce que j’avais à écrire, et c’est ce pour quoi je voulais créer ce blog.

Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’à la fin.

Prenez soin de vous,

Gingerbread.

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